13 avril 2020 à 11:20
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En Camargue, les flamants roses, d’ordinaires craintifs, ont réinvesti le Parc ornithologique de Pont de Gau, profitant du calme et de l’absence de touristes

Un peu partout dans le monde, la nature reprend progressivement ses droits, profitant d’un confinement généralisé. Au Parc ornithologique de Pont de Gau, en Camargue, les oiseaux, et plus particulièrement les flamants roses, ont pris possession des 60 hectares.

En un mois seulement, la population des flamants roses qui peuple le parc a explosé, a expliqué Frédéric Lamouroux, le directeur du parc, au journal La Provence. « Nous en avons compté près de 2.500 contre 1.500 à 1.600 en temps normal », a-t-il chiffré.

« De ce confinement pourrait naître un véritable baby-boom »

Habituellement pris d’assaut par les visiteurs pendant les vacances de Pâques, le parc est désormais complètement vide depuis le 15 mars. Une aubaine pour les animaux qui peuvent désormais profiter du lieu sans touristes. « Les flamants roses​, les aigrettes, les hérons, sont là et l’on voit arriver des espèces plus farouches qui ne venaient jamais avant comme l’ibis falcinelle reconnaissable à son bec recourbé. Il y en a 150 à 200 sur le site », a estimé Frédéric Lamouroux​.

L’espoir du parc ? « Que le site deviendra un lieu de reproduction », a confié le directeur à nos confrères. Les flamants roses, qui ne couvent qu’un œuf par an, doivent se sentir à l’abri des dangers, dans un environnement calme et tranquille, pour se reproduire. Quoi de plus propice que cette période de confinement pour l’oiseau rose. Un espoir nourri également par Jean Jalbert, le directeur de la réserve naturelle de la Tour du Valat à quelques kilomètres de là : « Les animaux sont en pleine période de reproduction, et de ce confinement pourrait naître un véritable baby-boom. À condition cependant que cette période ne s’arrête pas trop vite ».

Source : 20minutes

Photo : Pixabay

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