Le contexte et le déroulé de l’événement
Le 8 septembre 2025, aux alentours de 10 heures du matin, un incident grave a été évité de justesse à l’aéroport de Bâle-Mulhouse (EuroAirport). Deux avions de la compagnie easyJet – tous deux des Airbus A320 – se sont retrouvés dans une situation particulièrement délicate : l’un engagé dans son décollage vers Majorque, l’autre en phase d’approche, en provenance de Budapest.
Le vol à destination de Majorque avait déjà entamé son roulage et roulait à plus de 200 km/h. Pendant ce temps, l’appareil venant de Budapest descendait normalement pour atterrir, à une vitesse d’approximativement 280 km/h, lorsqu’il se trouvait à environ 700 m d’altitude, et même autour de 335 m au-dessus du niveau de l’aéroport — soit à seulement 65 m au-dessus au point le plus critique.
Les décisions prises par les contrôleurs aériens
Face à cette situation critique, les contrôleurs aériens ont réagi rapidement :
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Interruption immédiate du décollage : l’avion prêt à partir vers Majorque a reçu l’ordre d’immobiliser sa course.
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Remise de gaz pour l’avion en approche : l’appareil venant de Budapest a monté de nouveau, s’est éloigné en effectuant un détour au-dessus d’Allschwil et de Mulhouse, avant de revenir se poser en toute sécurité.
Conséquences pour les vols
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Le vol EasyJet vers Majorque a finalement pu décoller, mais avec un retard d’environ une heure.
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Selon la compagnie, la sécurité des passagers n’a jamais été compromise.
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Une enquête a été ouverte par les autorités françaises de l'aviation civile pour comprendre les circonstances exactes de l’incident.
Facteurs contributifs évoqués
Un élément soulevé par les observateurs est la pénurie de contrôleurs aériens à l’EuroAirport : cet été, un poste sur cinq était vacant, ce qui accroît les tensions opérationnelles, retards et risques d’erreurs.
Analyse et enjeux
1. La coordination entre décollages et atterrissages
Dans un aéroport où les pistes sont partagées pour les décollages et les atterrissages, la coordination entre les appareils est cruciale. L’incident montre à quel point les décisions des contrôleurs peuvent être déterminantes pour éviter des situations potentiellement catastrophiques.
2. Problème structurel : manque de personnel
La pénurie de contrôleurs aériens est un facteur préoccupant : en sous-effectif, l’équipe en place doit gérer des volumes opérationnels importants, ce qui augmente la pression et le risque d’erreur.
3. Procédures d’urgence efficaces
Le fait que le protocole — arrêt du décollage, remise de gaz, détour, enquête — ait été mis en œuvre efficacement illustre la robustesse des procédures prévues en cas de conflit entre avions.
Conclusion
Le 8 septembre 2025, à l’EuroAirport, une situation potentiellement dramatique a été évitée grâce à l’intervention rapide des contrôleurs aériens : un décollage stoppé alors qu’un avion arrivait pour se poser, suivi d’une remise de gaz et d’un détour pour permettre un atterrissage sûr. Si aucun blessé ni dommage n’est à déplorer, l’incident soulève des questions sérieuses sur les ressources humaines dans le contrôle aérien et la gestion des flux dans un aéroport stratégique.